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Quelques historiens se sont donné beaucoup de mal pour expliquer ce nom. Alexandre-Guillaume Chotin y voit le souvenir d’une fabrique de «framées » ou haches des anciens francs. G. Descamps donne une version plus raisonnable et estime que Frameries signifiait « terres ou possessions des Francs ». Dans cette hypothèse, il se décomposerait en Franc (Francus latin) et meries ou eries, désinence qui signifie possession ou terres. L’expression primitive Franc-meries dans la prononciation du peuple, se serait modifiée, comme cela arrive souvent. Au surplus, il est hors de doute que Fram est un nom propre d’individu ou d’une race, comme Aimeries, Aumeries, Lameries, noms de lieux de l’ancien Hainaut. D’autre part, les vieux noms de champs sur Frameries révèlent presque tous des noms Francs : tels Gerardvol, Gerardcamp, Raimundcamp, Rainierbus tous cités en 1240; Grinonmont, Lamberchies, Herbertcamp, Sart dame Hawit Evrartsart, Warbourtfosse, camp dame Domet en 1275 ; Rikartmarès en 1323 ; Gondripierre en 1410, etc.

L'hypothèse la plus probable de l'origine du mot Frameries proviendrait de « Frameric » (Pays du Fromant), du nom d’un ancien propriétaire d’un des trois domaines à l’origine du village (avec Fleignies, possession de Flago et Lambrechies de Landaberth ou Lambert).

C'est de 650 environ que l'on date traditionnellement la fondation du monastère de sainte Waudru de Mons. Waldetrude ou Waudru, épouse du leude neustrien Madelgaire, plus tard saint Vincent, sur les conseils de saint Ghislain, fit construire un monastère de femmes sur les hauteurs abandonnées de Castrilocus (le Mons actuel) et elle le dota des alleux qui appartenaient tant à la famille de son époux qu'à la sienne. Frameries, comme il a été dit, était un de ces alleux.

Sur cette terre qui appartint, après la mort de sainte Waudru, à la communauté qu'elle avait fondée, Otbert, évêque de Cambrai fit ériger un oratoire et en fit don, au Xe siècle, au monastère de Mons. Autour de cet oratoire, s'élevèrent quelques habitations qui constituèrent le noyau d’une petite agglomération qui se développa au cours des siècles et qui devint Frameries.

Il y a 30 ou 40.000 ans, notre village n'existait pas encore, c'est un fait évident. Cependant, des hommes vivaient sur son sol,des découvertes permettent de l'affirmer.

Dans certains champs faisant partie du territoire actuel de Frameries, on a trouvé des instruments de silex taillé par l'homme. On en a d'ailleurs découvert dans tous les villages environnants, à Spiennes notamment où existe l'un des plus fameux ateliers de taille néolithique.

Le chemin de Binche qui forme la limite nord de Frameries est aussi d'origine néolithique.
Nous devons beaucoup aux hommes de la Pierre Polie, ce sont eux les inventeurs de l'agriculture; ce sont eux aussi qui ont défriché les forêts et fixé le site des plus anciennes agglomérations humaines.
Les Ages du Bronze et du Fer ne nous ayant laissé aucun souvenir appréciable, du moins à notre connaissance, nous allons entrer, de plein pied dans l'histoire....

Vers l'an 300 avant J.-C., les Belges, traversant le Rhin, s'installèrent dans nos régions. Ils faisaient partie de la grande famille CELTE, qui sous le nom de GAULOIS, peuplait la Gaule.

«  Dans toute la Gaule, il n'y a que deux classes d'hommes qui sont compté pour quelque chose et considérés, car la populace est à peu prés réduite à la condition des esclaves, elle n'ose rien par elle-même et ne prend aucune part aux affaires du pays. Quant aux deux classes dont nous venons de parler, l'une est celle des druides, l'autre, celle des chevaliers. Les premiers sont chargés des choses divines..., les seconds, lorsqu'il en est besoin ou que la guerre éclate, prennent tous part aux expéditions militaires et chacun s'entoure d'une troupe de vassaux dont le nombre augmente en proportion de son rang et de ses richesses »

{tab Le Moyen-Age|orange}

 Les trois domaines de Frameries, Fleignie et Lambrechies devinrent au cour des siècles des seigneuries.

  • Seigneuries de Fleignies
  • Seigneuries de Lambrechies
  • Seigneuries de Frameries.
Une quatrième seigneurie apparut, celle du Chapitre qui appartenait au comte du Hainaut.
Une cinquième seigneurie créée en 1172 par Baudouin IV comte de Hainaut fut celle du Temple o^les chevaliers de l'ordre de Malte, la seigneurie de Fliémet.
En plus des seigneuries, il existait des fiefs, c'est-à-dire des terre que le seigneur donnait à son vassal et en échange duquel il devait accomplir le service dû à celui-ci.
Tout d'abord, la mairie héréditaire et la sergenterie qui étaient "tenues" de la benoîte affique de Sainte-Waudru. (une broche conservée dans le trésor de la collégiale de Mons). Elle était considérée comme une personne physique.
Le fief de Ligne comprenait soixante bonniers de terre. Vers 1240, il fut donné par Jeanne de Constantinople la ferme du Hazoir qui se trouvait à l'emplacement de la clinique actuelle.

{tab-ex Les Templiers|orange}

L'histoire

L'histoire des Templiers peut être reconstituée sur les nombreux sites des commanderies créés sur la route de Jérusalem.

A FRAMERIES, une légende constitue l'élément original.

{tab-ex Marotte et Litgère|orange}

Dans sa recherche historique sur la Ferme du Temple et publiée en 1956, Marcel Mahieu avait trouvé une légende assez cruelle qui s'y rattachait. Elle avait été racontée dans un ouvrage intitulé «Les archives du Nord de la France et du Midi de la Belgique».

Cette légende met en scène deux orphelines de Frameries : Marotte et Litgère « belles comme on n'en avait jamais vu et sages comme on n'en voit plus ».

Bien vite, en grandissant, elles furent remarquées par deux moines de la Ferme du Temple «qui se mirent à les rechercher d'amour».

Mais les deux sœurs se moquaient bien des moines qui leur faisaient la cour. En les faisant languir et courir à travers champs, elles les soumettaient à un terrible supplice.

« Père Jean devenait jaune comme cire, le père Pancrace était fondu de moitié. Marotte riait de la blême figure de père Jean, Litgère courait mille fois plus vite depuis que Pancrace était devenu plus alerte».

Le père abbé voulut connaître la raison de la décrépitude de ses moines. Il les questionna et recueilli des témoignages. Il comprit bien vite que les deux jeunes filles étaient la cause de ce changement chez ses templiers «maigres comme des chats et à la cervelle toute détraquée par l'amour».

Il ordonna que Marotte et Litgère soient jetées en prison et jugées comme sorcières en plein chapitre. Elles furent brûlées vives.

On dit qu'à l'endroit où eut lieu le supplice, la terre resta inculte.

«A présent, pendant les longues nuits d'hiver, on dit que leurs âmes reviennent à ce endroit et qu'il s'y voit des choses... Malheur à celui qui passerait alors par là, car si par hasard il en revenait, il en resterait fou toute sa vie, comme les deux templiers ».

La Bataille de Malplaquet s'inscrit dans la guerre de " Succession d'Espagne " menée par Louis XIV entre 1701 et 1714. A la mort de Charles II en 1700, le trône d'Espagne revient au petit-fils de Louis XIV, Philippe V qui conserve ses droits héréditaires à la succession du Roi Soleil. La couronne de France jointe à celle d'Espagne irrite une grande partie de l'Europe, principalement les Anglais, les Autrichiens et les Hollandais qui constituent la Grande Alliance. Louis XIV, de son côté projette d'annexer les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Franche-Comté, la Lorraine et la Savoie.

Les batailles se succèdent pendant plusieurs années, avec succès et revers des Français en Belgique. Mais à partir de 1708 (après Audenaerde), les armées du Roi Soleil connaissent une situation critique et les Alliés pensent envahir la France pour aller dicter leurs conditions à Louis XIV. Marlborough croit que la paix sera une formalité mais les conditions dures et humiliantes poussent Louis XIV à réveiller l'orgueil de la Nation et à poursuivre la guerre. Villars, le seul Maréchal de France qui a défié le Duc de Marlborough par le passé sans être défait, prend la tête de l'armée.

Au début des années 1950 : Tablant sur la rentabilité des puits 11 et 12 du charbonnage du Crachet, un investissement de 500 millions de BEF permet la réalisation d'un puits à grande section avec équipement en cages, châssis à molettes, machines d'extraction, ventilation, lavoir, bains-douches, bureaux et un tunnel creusé sous Frameries permettant de ramener les charbons extraits du " Grisoeuil " et du " Grand Trait " vers le nouveau lavoir. La réserve de charbon de ce complexe de 3 puits est estimé à 154 millions de tonnes de quoi assurer une extraction journalière de 1.700 tonnes durant 300 ans !

En 1960, malgré les gros investissements à peine terminés du " Crachet ", le puits 11 est fermé le 16 juillet 1960 et le puits 12 le 28 décembre 1960. Les bâtiments en très bon état avaient fait l'objet d'un classement.
Depuis le milieu des années 1980, Frameries s’est également inscrite dans un schéma de rénovation urbaine et de développement socio-économique.

LE GRAND FRAMERIES

Issu de la fusion des communes en 1977, le Grand Frameries réunit les anciennes localités de Frameries, La Bouverie, Eugies, Noirchain et Sars-La-Bruyère. La commune de

Frameries frontalière avec la France, se situe en Région Wallonne, au cœur du Borinage, défavorisé de part la fermeture des charbonnages, verreries, cordonneries et aciéries qui en faisaient sa richesse. Son patrimoine rappelle d'ailleurs son essor industriel d’antan (Site de Crachet). Les ruisseaux du Temple, de Cavalagne, de l’Elwasmes, de Colfontaine, des Rogneaux, du Château, de Coury, du Planty, du Pont Troué et les rieux à cavins, Du Rieu du Coeur sillonnent son territoire. De nombreux personnages  et artistes célèbres y ont marqué leurs empreintes. Des monuments y ont été érigés.

Frameries ancD'abord un peu d'histoire : il est bon de savoir que les Germains adoptèrent la même méthode que les Romains pour dénommer leur village ; c'est-à-dire qu'ils 

donnèrent au domaine

le nom (préfixe) de son propriétaire (franc bien entendu) suivi du suffixe "IACUS" gallo-romain qui désigne toujours l'appartenance de la terre.

Le nom "Frameries" proviendrait donc, de "FRAMAHAR" (préfixe Franc) et de "IACAS" (suffixe Gaulois), puis "IACUS" (suffixe gallo-romain), et enfin "IES" (suffixe français). Frameries signifie donc : terre ou domaine gallo-romain (villas) dont le propriétaire portait le nom de "FRAMARIC".

A l'époque romaine et plus tard après l'invasion franque, trois domaines, d'inégale importance, composaient l'ancien territoire du village :

  • Au Nord et au centre, le plus important : Frameries, terre des francs ou de Framaric, comprenait déjà La Bouverie et une partie de Pâturage.
  • A l'Ouest celui de "LANDABERTHIACAS", domaine de "LAMBERT" (Lambrechies).
  • Au Sud : celui de "FLAGINIACAS", domaine de "FLAGO" (Fleignies).

Au cours des siècles, les trois domaines précités se muèrent en Seigneuries indépendantes :

  • Une quatrième Seigneurie vit le jour sur les terres du Chapitre de Ste-Waudru.
  • Une cinquième seigneurie fut créée en 1142 par Baudouin IV.

Indépendamment des seigneuries, il existait aussi plusieurs fiefs.

Plongée dans les luttes ouvrières du Borinage, Frameries a connu et connaît une histoire sociale et culturelle féconde, un passé riche en folklore, une vocation millénaire qui fut d'ailleurs dignement célébrée en 1972.

Depuis le milieu des années 80, Frameries s'est également inscrite dans un schéma de rénovation urbaine et de développement socio-économique, en parallèle avec la création du Parc d'Aventures Scientifiques.

Evoquer dix siècles d'histoire ne saurait être résumé complètement : les coutumes disparues, l'origine des familles, l'histoire des charbonnages, des industries disparues (moulins, fabrique de pâte de pomme : Ferme du Temple, cordonneries, atelier de chaussures, brasseries, ...),  sociétés chorales et instrumentales qui ont porté et portent encore si loin le renom de la Commune, plusieurs pages seraient encore nécessaires …

Une anecdote, toutefois, sur l'histoire de Frameries : le premier marché public fut instauré le 6 septembre 1838.

Eugies ancienDès 1167, on retrouve, dans des textes authentiques certaines variantes de ce nom : Iwegnies (1167), Iwignies (1171), Uigies ou Ugies, Widgies, EUGIES.

  • EU : préfixe - est presque toujours un nom de personne germanique alors que le suffixe désigne l'appartenance de la terre.
  • IES : suffixe - il est admis maintenant que cette finale est la traduction du suffixe "IACAS"  devenu "IACUS" puis "IES" qui désigne la propriété Gaulois Gallo-romain.

Après toutes les transformations connues, ces deux éléments réunis sont ainsi parvenus à l'appellation "UGIES" qui apparaît dans des écrits dès la fin du XIIIe siècle et qui signifierait "le domaine d'Ugo" ou "Ugon" puis  "Ugoniacas" (villas) suivant les époques.

Les habitants ont d'ailleurs conservé ce terme en le déformant un peu dans leur patois : "Widgies".

Seigneurie appartenant à l'Episcopat de Cambrai (l'Archevêque de Cambrai Fénélon y séjourna de 1695 à 1715), Eugies, dont un ne peut dissocier le quartier Sud de Pâturages est un village plus que millénaire dont l'histoire et les caractéristiques réunissent de réels intérêts qu'ils soient d'ordre géologique, botanique ou autres, …

Résidentiel et agricole, il est aussi l'un des poumons du Borinage grâce à l'air pur et vivifiant de ses champs et de la forêt domaniale de Colfontaine toute proche. Leur influence n'est sans doute pas étrangère à l'état d'esprit de ses habitants qui naguère prenaient le temps de faire la sieste et qui, aujourd'hui, prennent la vie avec une certaine philosophie, ...

En effet, la forêt domaniale de Colfontaine (Bois-l'Evêque en territoire d'Eugies) qui s'étend en une large coulée de verdure de 760 ha vers Sars-la-Bruyère, Blaugies, Pâturages, Dour, St-Ghislain, Warquignies, …, fait partie de l'actuelle forêt des Ardennes qui se prolongeait jadis jusqu'à chez nous et qui reste avec quelques forêts voisines un des vestiges de l'antique forêt charbonnière.

Jules César, conquérant des Gaules, l'atteste d'ailleurs dans ses commentaires (6.29,4) : "La Forêt de l'Ardenne s'étend depuis les bords du Rhin en pays Trévire jusque chez les Nerviens sur plus de 500 milles".

La terre d'Eugies constituait comme beaucoup d'autres après la conquête de la Gaule, un domaine gallo-romain sur lequel régnaient vraisemblablement plusieurs "villas". Une preuve indiscutable en est donnée dans le secteur forestier du village où un étonnant vestige excite la curiosité des promeneurs : La Cave de l'Ermite, en patois "El cave du R'mite", reste d'un ancien ermitage.

Des fouilles pratiquées à cet endroit ont mis à jour des pièces de monnaies datant des Empereurs Valérien (252-260) et Gallien (260-268) - IIIe siècle de notre ère.

Il y a donc lieu de croire qu'une villa gallo-romaine s'est élevée à cet endroit et aurait été détruite, comme tant d'autres au cours d'une invasion franque ou encore tout simplement abandonnée vers la fin du IIIe siècle.

La Bouverie ancSituée en bordure de grands pacages forestiers, La Bouverie n’était, au début, qu’une partie de Frameries sur laquelle on élevait des bœufs à l’engrais.

En vérité, ce nom ne devrait pas s’appliquer à toute la commune de La Bouverie, mais uniquement à une partie vallonnée où, sous la garde des bouviers du châtelain de l’Harbée, les troupeaux de bovins broutaient l’herbe nécessaire à leur alimentation.

Dans le cadre de la géographie et de l’histoire de La Bouverie, il faut préciser que plusieurs lieux-dits proviennent de nom de ruisseaux qui la traversent : le Rieu du Cœur, le Ruisseau de Champré, celui de l’Harbée (qui a donné son nom au quartier de l’Harbaix), …

Il y a d’ailleurs toujours une "rue du Ruisseau" à La Bouverie, ancienne commune connue également pour son industrie de la chaussure, hélas aujourd’hui disparue.

C’est la "Fabrique de Théâtre", outil provincial de développement des arts de la scène, qui s’est installée dans les locaux de l’ancienne "Ecole de la Chaussure".

La Bouverie, à l’instar d’autres communes du  Borinage, fut le point de départ de nombreuses missions protestantes à travers le monde.

Le nom "Noirchain" viendrait de deux mots latins :Noirchain anc

  • "Muros" signifiant "murs" changé en "Mor" puis "Nor",
  • "Cinctus" signifiant "ceint", c'est-à-dire "entouré".

"Murocinctus" : transformé en "Norcin" puis "Noirchain" signifiant simplement "Domaine entouré de murs".

Si l’on en croit la légende, en 1179, le nom Noirchain viendrait du fait que les femmes de mineurs charriant les terres noires, une hotte sur le dos, se seraient coupé les seins pour que les sangles n’appuient pas en leurs mamelles. D’où ce surnom de "noir-sein" qui aurait donné ce premier nom au village en référence à ces malheureuses femmes.

En 1186, la légende et l’ironie parfois faciles disent que, après tout, c’était le pays des "Noirs dgeins", des gens rendus sales par le travail de la mine.

Situé sur la chaussée romaine de Bavay à Utrecht, Noirchain constituait peut-être un poste avancé de "Castricolus", le Mons actuel ? Au Moyen Age, il était d'ailleurs propriété du Comte de Hainaut et du Chapitre Ste-Waudru de Mons.

Au XIIe siècle, les Abbayes de Ghislenghien, de Bélian et d'Anchin y possèdaient des biens de même que les Chevaliers du Temple comme à Frameries.

La Seigneurie, détenue d'abord par une famille locale, passa ensuite aux Hainin, Peissant, Dessus-le-Moustier, Appachon et, finalement à la famille de la Barre au XVIIIe siècle.

Le château du XVIIIe, tenu au XIXe siècle par les Hannequinne-Fourcault et enfin les Carlier, fut détruit par un incendie en 1914 ; il n'en reste qu'un enclos ainsi qu'une ferme, beau logis de type tournaisien du XVIIIe.

On a connu également à Noirchain des fours à chaux et des charbonnages ("rue de la Fosse").  La silhouette du terril boisé en 1939 et classé en 1991 est aisément reconnaissable de très loin.

Anecdote

Une tradition orale, vivace chez les plus anciens de Noirchain, conserve le souvenir de cloches enterrées lors de la Révolution française au lieu-dit "Les 4 Bonniers" entre la Chaussée et le ruisseau "Le Grand Père".

Sars ancSars-La-Bruyère est un village rural dont la forme ancienne est déjà mentionnée dans une bulle de 25 octobre 1185 du pape Lucius III, confirmant les possessions du Chapitre de Sainte-Waudru.

Il tire son originalité étymologique du bas latin Sartum, qui signifie endroit défriché ou sarclé, c’est-à-dire à vocation agricole.

Le village est très  ancien, les preuves tangibles en sont les vestiges de la chaussée romaine Bavay – Utrecht et de nombreuses traces de constructions gallo-romaines.

La Bataille de Malplaquet (le 11 septembre 1709) s'est déroulée en partie sur le territoire actuel de Sars-La-Bruyère (lieu-dit "La Noire Bouteille").

Au XVIIIe siècle, le nom du village apparaît sous la forme de Sars-Notre-Dame et Sars-Lez-Eugies.  Ce n’est qu’après la Révolution française qu’on l’appela définitivement Sars-La-Bruyère, "La Bruyère" étant le nom que portait une ancienne ferme au Nord-Est du village.

Le sol est argileux, avec une fine couche de limon.  On y rencontre aussi une terre plastique de couleur rouge appelée "bolus" et qui fut exploitée par le Chanoine Puissant pour la réalisation de céramiques.